Être un professionnel de la santé est une carrière très exigeante. Si exigeante que ça laisse peu de temps pour gérer ses finances. En fait, une récente étude de Gestion de patrimoine TD sur la finance comportementale a sondé des professionnels de la santé et a révélé qu’ils étaient 23 % moins susceptibles d’obtenir de bons résultats à un test de littératie financière que les autres personnes à revenu élevé. 1

Cela n’a pas surpris Jalal Ebrahim, un résident en médecine interne de Toronto. « La plupart du temps, les gens ne parlent pas d’argent, dit-il. On vous donne accès à une très grosse somme d’argent au moyen de lignes de crédit étudiant, ce qui semble un peu irréel, parce que c’est une ligne de crédit et que c’est électronique. Et on surveille très peu la façon dont vous l’utilisez. »

Mais selon Osaze Omoruyi, planificateur financier à Gestion de patrimoine TD et membre d’une équipe spécialisée en soins de santé qui travaille avec de nombreux étudiants en médecine et résidents, il existe des façons simples pour les nouveaux professionnels de la santé de gérer leurs finances sans avoir à trop se casser la tête. Il suggère ces trois règles simples pour les nouveaux professionnels de la santé qui apprennent à gérer leurs propres finances :

Gérez vos dettes d’étude

Il peut sembler accablant d’avoir des centaines de milliers de dollars de dettes, mais Omoruyi suggère de consolider les prêts gouvernementaux et les dettes à intérêt élevé en une ligne de crédit étudiant, ce qui pourrait réduire le montant des intérêts que vous devez payer. « Pendant vos études et vos premières années de résidence, il se peut que vous puissiez effectuer seulement de petits versements pour rembourser vos dettes, affirme Omoruyi. Vous pourriez envisager une approche prudente pour rembourser vos dettes au cours de vos premières années de résidence, puis augmenter graduellement les versements après votre résidence, à mesure que votre revenu augmente. »

Gérez vos liquidités

Personne ne veut vivre en ermite et garder le nez dans ses livres, mais Omoruyi recommande de réduire les dépenses discrétionnaires comme les repas à l’extérieur et les activités de divertissement. « Certains diplômés peuvent également profiter du crédit d’impôt pour frais de scolarité, que vous pouvez reporter et appliquer pendant les premières années de votre résidence, explique Omoruyi. Ça pourrait vous aider à payer moins d’impôt et à garder plus d’argent dans vos poches. » Il suggère aussi d’avoir un plan financier personnalisé, et de le revoir au moins une fois par année, pour analyser sa capacité d’épargner et d’investir.

Soyez prêt à faire face aux urgences

Même pour ceux qui ne sont pas des professionnels de la santé, songez à mettre de côté l’équivalent de quelques mois de dépenses pour faire face aux imprévus. « Un fonds d’urgence peut être détenu dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) qui permet à l’argent de fructifier à l’abri de l’impôt pendant que vous ne l’utilisez pas, affirme Omoruyi. Discutez avec votre conseiller de placements sûrs, mais accessibles, que vous pourriez détenir dans votre CELI. » Comme il peut sembler difficile de trouver tout cet argent d’un seul coup, Omoruyi suggère d’utiliser un régime d’épargne automatique pour mettre de l’argent de côté chaque mois.

  1. Gestion de patrimoine TD. Rapport de Gestion de patrimoine TD sur la finance comportementale, février 2018.