Un examen de votre flux monétaire révèle-t-il un surplus dans votre budget mensuel? Attendez-vous un remboursement d’impôt ou une prime de votre employeur? Songez donc à placer cet argent ou à le mettre de côté en cas d’imprévu! Stephen Inskip est vice-président régional de la planification financière chez Gestion de patrimoine TD. Voici certaines des options qu’elle propose à ceux qui cherchent quoi faire de leur épargne.

Régime enregistré d’épargne-retraite (REER)

Le REER est un compte de placement à l’abri de l’impôt qui permet d’investir tout en épargnant pour la retraite. Les cotisations au REER peuvent être utilisées pour réduire le revenu imposable. Une pénalité fiscale risque cependant de s’imposer si vous retirez ces fonds. Tant que les actifs sont détenus dans le REER, il n’y a pas d’impôt sur les gains et les revenus de placement. Vous pouvez y placer différents types d’actifs, comme des actions et des obligations, de même que la plupart des fonds communs de placement et certains autres placements admissibles en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu. Il y a aussi un plafond de cotisation annuel, qui est basé sur un pourcentage du revenu gagné. Les montants non utilisés s’accumulent d’année en année, sous réserve de certains rajustements.

18 %

du revenu gagné peut être placé dans un REER, jusqu’à concurrence du plafond établi annuellement.

Intéressant si…

  • Vous épargnez en vue de la retraite.
  • Vous comptez tirer profit du Régime d’accession à la propriété (RAP), qui permet de retirer des fonds d’un REER pour l’achat d’une première maison (sous réserve de critères d’admissibilité et de conditions).
  • Vous avez entre 18 et 71 ans et pensez avoir un revenu moins élevé à la retraite que lorsque vous étiez sur le marché du travail.

Compte d’épargne libre d’impôt (CELI)

Le CELI est un compte de placement qui permet de faire fructifier son argent à l’abri de l’impôt. Il est possible d’effectuer des retraits sans que les gains réalisés soient imposables. Chaque année, le gouvernement établit le plafond de cotisation. S’il n’est pas atteint, le montant non utilisé est reporté à l’année suivante. Le CELI peut contenir différents types de placements admissibles au titre de la Loi de l’impôt sur le revenu, comme des liquidités, des certificats de placement garanti, des actions, des obligations, des fonds communs de placement et des fonds négociés en bourse. Vous devez avoir 18 ans ou plus pour ouvrir un tel compte.

Intéressant si…

  • Vous avez plus de 71 ans (car votre REER doit être converti en revenu de retraite avant la fin de l’année civile de votre 71e anniversaire).
  • Vous pensez avoir une pension considérable ou des revenus de retraite importants (par exemple, un montant supérieur à la disposition de récupération de la Sécurité de la vieillesse).
  • Vous voulez épargner à court terme ou créer un fonds d’urgence.
  • Vous voulez diversifier vos revenus de retraite pour tirer pleinement profit des prestations du gouvernement et des crédits fiscaux pour les retraités.

Placement non enregistré

Les placements non enregistrés sont imposés de différentes façons. Le revenu d’intérêt est entièrement imposable à titre de revenu personnel. La moitié des gains en capital sont imposables à titre de revenu et les dividendes de source canadienne sont « majorés » avant le calcul du crédit d’impôt pour dividendes. Les dividendes peuvent être plus avantageux sur le plan fiscal que le revenu d’intérêt. Il n’y a aucune limite de cotisation.

Intéressant si…

  • Vous avez déjà atteint ou êtes sur le point d’atteindre le plafond de cotisation de vos comptes enregistrés.
  • Vous avez déjà atteint le plafond de cotisation de votre CELI et pensez être soumis à un taux d’imposition supérieur à la retraite.

Autres options :

Régime enregistré d’épargne-études (REEE)

Si vous planifiez payer les études supérieures de vos enfants en totalité ou en partie, pensez à mettre de l’argent dans un REEE. Le gouvernement fédéral offre un montant supplémentaire correspondant à 20 % des cotisations annuelles, jusqu’à concurrence de 2 500 $ par année ou de 7 200 $ à vie par bénéficiaire. Les familles à revenu faible ou moyen sont admissibles à d’autres subventions.

Remboursement de votre prêt hypothécaire

Il n’y a pas de règle absolue par rapport à ce qui est préférable de faire : épargner ou rembourser ses dettes (comme un prêt hypothécaire). Si vous ne savez pas quoi prioriser, comparez le taux d’intérêt de votre prêt hypothécaire au taux de rendement de vos placements. En raison du contexte actuel de faibles taux d’intérêt, si vous pensez être en mesure d’obtenir un rendement plus avantageux avec des placements, que ce soit des actions ou des fonds communs de placement, il pourrait être intéressant d’investir votre argent plutôt que de l’utiliser pour rembourser votre prêt hypothécaire. Toutefois, il est peut-être plus prudent de rembourser votre prêt hypothécaire si vous croyez qu’il serait difficile d’obtenir un taux de rendement supérieur à votre taux d’intérêt.

Lorsqu’il s’agit de faire fructifier de l’argent, de nombreux facteurs sont à considérer. Les priorités et les situations varient d’une personne à l’autre. Vous devez donc discuter avec un professionnel des services financiers qui peut vous aider à évaluer vos options. Vos objectifs financiers, à court ou à long terme, la conjoncture du marché ainsi que votre tolérance à l’endettement et au risque sont des éléments qu’il faut prendre en compte. Idéalement, votre décision définitive concordera avec les objectifs ou les valeurs qui vous tiennent le plus à coeur.

— Denise O’Connell, Parlons argent et vie