Au début de l’année, certaines personnes visent une meilleure santé, d’autres à rendre leur maison immaculée. Une poignée de courageux plongent même dans l’eau glacée pour inaugurer le nouvel an. Mais pour lancer la nouvelle année avec de belles perspectives financières, pourquoi ne pas faire table rase et régler vos problèmes financiers?

« Les célébrations du Nouvel An nous donnent l’occasion de faire le point sur notre situation actuelle et sur nos souhaits pour les 12 prochains mois », affirme Bernice Marien, planificatrice pour les clients à valeur nette élevée chez Gestion de patrimoine TD. « Vous prendrez peut-être la résolution de mieux manger ou de dormir davantage, mais vous devriez aussi songer à votre bien-être financier. »

Cette nouvelle année est spéciale. À l’aube de la nouvelle décennie, certains d’entre nous en profiteront pour faire le bilan et réfléchir au parcours qu’ils veulent suivre dans les prochaines années. « Il faut faire le même exercice pour votre situation financière, affirme Bernice Marien. Tout le monde devrait examiner ses finances de la dernière décennie pour en évaluer la croissance, voire peut-être la complexité. Il faut regarder bien au-delà de l’horizon, jusqu’aux moments où votre argent permettra de réaliser vos rêves, par exemple : faire l’achat d’une propriété, envoyer un enfant à l’université ou prendre une retraite aisée. »

Bernice Marien suggère une liste d’éléments à examiner et nous montre comment gérer nos finances avec succès dans la prochaine année.

1Éliminez les dettes au taux d’intérêt élevé

Après la frénésie des achats et des cadeaux du temps des Fêtes, bon nombre d’entre nous sourcillons devant nos relevés de carte de crédit en janvier. Heureusement, même s’il peut être difficile de rembourser son solde d’un seul coup, il existe quelques méthodes pour diminuer le coût de cette dette. La situation financière varie d’une personne à l’autre, mais une bonne option à envisager est d’obtenir une ligne de crédit (à un taux d’intérêt inférieur) afin de payer les factures de carte de crédit au taux élevé. Une fois libéré du fardeau de ce crédit à taux élevé, on peut se concentrer sur le remboursement de sa ligne de crédit.

2Préparez un nouveau plan de dépenses

S’il vous arrive souvent de prendre du retard sur vos paiements de cartes de crédit, il y a sûrement un plus gros problème à régler, souligne Bernice Marien. Si les dépenses dépassent les revenus, vous vivez peut-être au-dessus de vos moyens. Un remède possible (eh oui, le mot qui commence par B) : établir un budget, faire le suivi des dépenses et évaluer où elles sont essentielles et où elles sont superflues. Elle affirme qu’un budget peut grandement contribuer à faire passer vos finances du négatif au positif. Même si cela peut impliquer des changements de style de vie importants — comme déménager dans plus petit — il vaut mieux maintenir votre santé financière que de sombrer dans un gouffre financier.

3Décidez dans quel but vous épargnez

Si vous cotisez fidèlement à votre régime d’épargne-retraite (REER) et à votre compte d’épargne libre d’impôt (CELI), n’oubliez pas d’avoir un objectif en tête pour vos épargnes, souligne Mme Marien. Même si la retraite n’est pas imminente, planifiez à quel moment vous voulez la prendre et quel type de retraite vous aimeriez avoir pour déterminer si vous êtes en bonne voie d’atteindre vos buts. Il en va de même si vous souhaitez laisser un héritage à vos enfants : est-ce un vœu pieux ou un objectif que vous êtes en voie de réaliser? N’oubliez pas d’en discuter avec votre conjoint ou partenaire. Votre idée de l’avenir correspond-elle à la leur? Il vaut mieux en parler maintenant que d’attendre plus tard.

4Prenez la résolution de payer moins d’impôt

Vous serez peut-être étonné d’apprendre que vous pouvez prendre des mesures pour réduire l’impôt à verser. En général, cela signifie d’être vigilant à l’égard des crédits d’impôt et des déductions fiscales et d’évaluer si des changements de vie récents vous rendent admissible à un traitement fiscal différent. Par exemple, saviez-vous que si vous subvenez aux besoins d’un conjoint, d’un conjoint de fait ou d’une personne à charge comme un parent âgé ayant un handicap, vous pouvez être admissible au crédit canadien pour aidant naturel?1 Il faut aussi se tenir au courant des modifications récentes aux crédits d’impôt.

Si vous exploitez une entreprise, il y a également des incidences fiscales à considérer. La planification du gel successoral ou un régime de retraite individuel figurent parmi les options à envisager.

5Dépoussiérez votre testament

C’est une bonne pratique de passer voir le notaire tous les trois à cinq ans, affirme Mme Marien, puisque vos objectifs et intentions peuvent changer au cours de cette période. De même, s’il est survenu un événement important dans votre vie (un deuxième mariage, un nouveau petit-enfant, la vente d’une maison, etc), il faudra peut-être réviser votre testament. Pendant que vous vérifiez si votre testament d’il y a cinq ans est toujours logique, songez aussi à qui gérera votre succession. Votre exécuteur testamentaire est-il toujours à la hauteur ou vaudrait-il mieux vous tourner vers quelqu’un de plus jeune qui aura l’énergie et la compétence pour s’en occuper après votre décès? Assurez-vous également que les bénéficiaires de votre REER et de votre police d’assurance concordent toujours avec votre plan global.

6Parlez d’argent

Tandis que vous préparez votre plan financier, votre testament ou votre plan successoral, prenez aussi le temps de communiquer clairement vos intentions à vos bénéficiaires; normalement, vos enfants. Les gens peuvent avoir des attentes différentes au sujet de l’argent de leurs parents. En parler permet d’éviter des conflits comme l’impression qu’un enfant reçoit un traitement spécial, sans parler des secrets familiaux inattendus qui peuvent venir bouleverser le patrimoine. Ce genre de situation est particulièrement vrai dans le cas d’un deuxième mariage ou d’une famille reconstituée. Parlez à chaque personne individuellement pour leur expliquer les détails et les raisons de votre plan. Vous contribuerez à réduire les tensions familiales et à éviter les bagarres juridiques dispendieuses après votre départ.

7Revoyez votre stratégie d’urgence

Même si vous jugez votre situation financière satisfaisante, il est bon de réfléchir à comment vous géreriez une urgence soudaine comme la perte d’un emploi ou une longue maladie. Disposer d’un fonds d’urgence, soit l’équivalent d’environ trois mois de salaire, vous permettra de passer au travers d’une période difficile sans poser un geste radical comme vendre une propriété ou accepter le premier emploi qu’on vous offre.

8Pendant que vous y êtes, vérifiez votre assurance

Dans le cadre d’un plan financier global, assurez-vous que votre assurance vie et maladies graves répond toujours à vos besoins. Si vous êtes nouveau retraité ou n’êtes plus couvert par un régime collectif, il faudra peut-être hausser votre protection. Si vous possédez un patrimoine imposant ou une entreprise, l’assurance peut jouer un rôle important dans votre planification successorale à titre de stratégie fiscale pour gérer les frais d’homologation.

9Dressez la liste des dates limites à venir

Qu’il s’agisse de liquider les fonds d’un régime enregistré d’épargne-études (REEE) pour régler les droits de scolarité d’un enfant, de choisir de retarder l’accès au régime de pensions du Canada ou de retirer des sommes de votre fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), vos finances sont régies par des dates limites qu’il faut respecter. Prenez connaissance des échéances à venir et préparez vos finances en conséquence afin de ne pas vous pénaliser par erreur.

10Obtenez un deuxième avis

Enfin, obtenez un examen objectif de votre situation personnelle et financière. Ceci permettra d’identifier les lacunes dans votre réflexion et vous empêchera d’ignorer les problèmes que vous vous sentez impuissant à résoudre. Pour ce faire, prenez rendez-vous avec un comptable, un avocat ou un notaire afin d’avoir l’heure juste. Même si vous croyez être en bonne position, tout le monde peut avoir un angle mort (oublier un crédit d’impôt ou ne pas maximiser son REER) qui leur causera du tort à long terme.