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Présenté par TD
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L’argent vous préoccupe? C’est le cas de beaucoup de gens.

Pour certains, cette anxiété peut mener à des comportements surprenants. Mais s’agit-il de comportements normaux? Et que peut-on faire pour y remédier? Voici quatre comportements suscités par l’anxiété à surveiller.

Écrit par Tamara Young
le 13 juillet 2023
Illustration : Inna Gertsberg

On ressent tous de l’anxiété financière à un moment ou à un autre de sa vie. Remords après un achat impulsif, inquiétudes à l’égard d’une grosse facture à régler, craintes liées à la hausse de l’inflation et du coût de la vie : il est normal d’avoir de l’appréhension concernant l’argent. Mais qu’arrive-t-il lorsqu’on se laisse guider par ces émotions? Se pourrait-il que les idées étranges que nous avons au sujet de l’argent soient en réalité… normales?

Selon la Dre Karyn Hood, psychologue clinique de Toronto, on se retrouve en difficulté quand on laisse son appréhension financière perturber sa vie. En voici un exemple : Vous deviez cotiser régulièrement dans vos comptes de placements, mais vous ne le faites plus depuis trois mois, car les manchettes ont accentué votre nervosité à l’égard du marché. Vous avez plutôt dépensé tout l’argent que vous vouliez épargner et vous vous sentez terriblement mal de l’avoir fait.

« Pour certaines personnes, le simple fait de penser à l’argent ou de prendre des décisions financières peut être déstabilisant. Mais cela devient véritablement problématique si cette anxiété interfère avec la vie quotidienne », dit-elle.

Nous avons discuté avec la Dre Hood de quatre comportements courants ayant trait à l’anxiété financière, de la façon de les reconnaître et de ce qu’il faut faire pour ne pas les laisser prendre le dessus.

Comportement 1 : l’évitement

Le portrait : Lindsay, conseillère d’étudiants à l’université de Toronto, dit éviter toute question financière depuis des années : « J’ignore pourquoi le fait de payer une facture ou même de consulter mon compte bancaire me met si mal à l’aise. » Même si elle n’a jamais eu de problème d’argent, Lindsay admet que sa tendance à l’évitement a entraîné des intérêts inutiles sur sa carte de crédit et des frais de paiement en retard au fil des années. Elle refuse même de recevoir des virements électroniques, car il faudrait pour cela qu’elle ouvre une session et confronte son malaise.

La Dre Hood affirme que des sentiments de honte, de peur et d’anxiété sont souvent à l’origine de ce type de comportement. Pour gérer leurs émotions, les personnes qui font preuve d’évitement peuvent négliger leurs comptes bancaires, rater des paiements de factures et mal gérer d’autres responsabilités financières. Même si ce n’est pas toujours le cas, la Dre Hood précise qu’on peut se sentir dépassé par ses finances parce qu’on a grandi dans une famille où l’on ne parlait pas d’argent et où les parents s’occupaient de tout.

Les conséquences : Une personne qui fait de l’évitement risque l’endettement, des frais d’intérêt plus fréquents pour paiement en retard et une cote de crédit globale plus faible. Ce type de comportement peut aussi empêcher d’adopter de bonnes habitudes d’épargne et de placement, indispensables à l’atteinte de ses objectifs à long terme (comme l’achat d’une maison).

Le remède : Selon la Dre Hood, la première étape est la prise de conscience. « La suivante pourrait être d’appliquer la règle des 15 minutes, dit-elle. Il s’agit de prendre 15 minutes chaque jour pour s’attaquer aux choses qui s’accumulent. Souvent, on s’interdit d’agir, car la tâche semble insurmontable. Il peut être utile de la diviser en étapes. » Prévoir le paiement automatique de factures habituelles et des cotisations automatiques dans les comptes d’épargne et de placement peut aussi être une solution.

Comportement 2 : les dépenses inconsidérées

Le portrait : Dans son livre, The Real Life Money Journal, Clare Seal, coach financière, explique que même si on peut associer les dépenses inconsidérées à un manque de contrôle de ses impulsions, c’est souvent intimement lié à son état émotionnel ou psychologique. Les personnes qui ont tendance à acheter sans compter tentent peut-être de soulager une émotion négative, comme l’ennui, la fatigue, le stress, le deuil ou la solitude. La Dre Hood explique : « Faire des achats procure une dose de gratification instantanée. Mais ça ne dure pas longtemps. » Pour en savoir plus sur le bien-être financier, voici notre échange avec Clare Seal.

When it causes problems: On aime tous se faire plaisir de temps à autre. Les ennuis commencent dès lors que ce plaisir occasionnel devient un réflexe. Quelle que soit sa situation financière, on peut vite commencer à avoir de la difficulté à épargner en vue d’atteindre ses objectifs à long terme et même à payer ses factures.

Le remède : Selon la Dre Hood, les personnes trop portées sur la dépense peuvent y remédier en examinant de plus près le côté émotionnel de leurs habitudes d’achat, pas que le côté financier. « Posez-vous la question suivante : Qu’est-ce qui me pousse à acheter? dit-elle. Y a-t-il d’autres façons de gérer cette émotion? » D’un point de vue pratique, vous pourriez établir une nouvelle règle (comme « pas d’achats après 21 h ») ou à décider de mettre d’abord de l’argent de côté. Vous aurez ainsi la certitude que vos décisions d’achat ne nuiront pas à votre avenir. Limiter le temps passé sur les réseaux sociaux peut aussi vous aider, surtout si vos habitudes d’achat découlent de l’envie de faire comme les autres.

Prendre davantage conscience de sa situation financière et des idées qu’on s’en fait peut être très libérateur.

Comportement 3 : garder des secrets financiers

Le portrait : Des secrets financiers, il y en a de toutes les sortes. On peut mentir sur la quantité (ou le peu) d’argent qu’on gagne, sur le montant de ses dettes et sur le montant de son épargne. Selon la Dre Hood, ces secrets trahissent une gêne de sa situation financière ou une absence de confiance. D’autres peuvent vouloir cacher une dépendance, comme le jeu.

Les conséquences : Le secret est particulièrement nuisible dans les relations amoureuses et familiales. Étant donné que ces relations reposent sur la confiance et l’honnêteté, le secret peut être néfaste. Dans un couple qui souhaite bâtir un avenir, chacun doit faire preuve de transparence sur ses finances.

Le remède : « Ça commence par une prise de conscience. Une fois qu’on a compris comment son comportement influe sur ses relations, le changement est possible, » explique la Dre Hood. Elle ajoute que ces problèmes peuvent être complexes et que les personnes qui souffrent de tels comportements ont peut-être intérêt à chercher de l’aide auprès d’un thérapeute. Pour en savoir plus sur les secrets financiers, cliquez ici.

Comportement 4 : l’excès d’épargne

Le portrait : Ce comportement peut surprendre. En effet, l’épargne est généralement considérée comme une bonne chose. Et c’est le cas. Toutefois, comme le besoin de dépenser, le besoin d’épargner peut devenir problématique quand il prend le dessus.
Voici un exemple : Carly, mère au foyer de Kamloops, en Colombie-Britannique, affirme que sa peur de l’inconnu l’empêche de faire toute dépense inutile. « Pour moi, l’anxiété découle de l’inattendu. Par exemple, il faudra éventuellement acheter une nouvelle laveuse ou faire réparer le ventilateur de la chaudière. Quand on est propriétaire, on se demande souvent ce qui nous attend. » En raison de son appréhension, Carly dit dépenser très peu pour se faire plaisir. Ce n’est pas qu’elle ne peut pas se permettre des vacances ou des sorties au restaurant de temps en temps, mais elle craint de ne pas avoir les moyens de faire une grosse dépense en cas de problème.

Selon la Dre Hood, il est raisonnable d’être économe en situation de précarité économique, « mais dans d’autres circonstances, ce comportement peut découler d’autres choses, comme un milieu familial qui a été frappé par une crise financière, comme une perte d’emploi ou un divorce. On a peut-être appris dans l’enfance que l’argent pouvait disparaître du jour au lendemain. » L’excès d’épargne peut aussi se manifester par la conservation de toutes ses économies en espèces « au cas où ».

Les conséquences : Le mot clé ici, c’est « excès ». « On peut être économe et bien gérer son budget, mais si on dépasse les limites et que cela commence à nuire à sa qualité de vie, c’est là que ça devient problématique », explique la Dre Hood.

Le remède : Pour résister à cette compulsion, la Dre Hood suggère de commencer par établir un budget pour mieux comprendre ses entrées et sorties de fonds. Ensuite, elle préconise un état d’esprit axé sur l’abondance plutôt que sur la pénurie. Posez-vous la question suivante : « Que ferais-je si j’avais la certitude d’avoir de l’argent en abondance? » Souvent, ce sont ses croyances et non la réalité d’une situation qui pousse une personne à agir d’une certaine façon. En comprenant qu’il y a parfois un écart entre les deux, la Dre Hood souligne qu’on peut atténuer une partie de son anxiété.

Il peut aussi être utile de réfléchir à ses modes d’épargne. Plutôt que de tout mettre de côté en espèces, on peut envisager de faire fructifier cet argent dans un compte d’épargne libre d’impôt ou dans un régime enregistré d’épargne-retraite. Contrairement à l’épargne en espèces, qui croît plus lentement et qui peut être érodée par l’inflation, des placements diversifiés effectués au fil du temps peuvent constituer un meilleur coussin financier en cas de besoin.

Au bout du compte, les soucis financiers sont monnaie courante, mais les comportements anxieux qui en découlent n’ont pas besoin de l’être. Selon la Dre Hood : « Prendre davantage conscience de sa situation financière et des idées qu’on s’en fait peut être très libérateur. On a ainsi plus de contrôle sur sa façon de penser, son ressenti et son comportement à l’égard de l’argent, ce qui permet de mieux entrevoir l’avenir. »

MENTIONS JURIDIQUES : Les présents renseignements ont été fournis par Gestion de patrimoine TD et ne servent qu’à des fins d’information. Les renseignements proviennent de sources jugées fiables. Ces renseignements n’ont pas pour but de fournir des conseils financiers, juridiques, fiscaux ou de placement. Les stratégies de placement, de négociation ou de fiscalité devraient être étudiées en fonction des objectifs et de la tolérance au risque de chacun.
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